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Cofondatrice de Skolia, enseignante titulaire d'un brevet d'enseignement délivré par le ministère de l'Éducation du Québec, et maman de quatre enfants en école-maison.
Enseignante titulaire d'un brevet d'enseignement délivré par le ministère de l'Éducation du Québec, maman de quatre enfants en école-maison, et autrice des 30 missions Skolia.

Dans ses mots.
J’ai passé cinq ans à me préparer à changer le système éducatif québécois.
Puis je l’ai quitté…
J’avais 12 ans la première fois que je me suis retrouvée animatrice dans un camp de vacances pour des jeunes défavorisés. C’est là que tout a commencé. Pas dans une classe : dans un camp, avec des enfants qui n’avaient pas grand-chose, et avec qui j’avais l’impression de faire une vraie différence.
En 2013, je suis entrée à l’université en enseignement primaire et préscolaire. J’étais une de celles-là : passionnée, convaincue, prête à changer le monde.
Un de mes premiers cours portait sur la réforme de l’éducation. J’arrivais là avec une idée bien arrêtée — mes parents me l’avaient dit, les médias me l’avaient répété : la réforme, c’était de la merde.
Ce cours-là m’a fait changer d’idée au complet. La réforme n’était pas mauvaise. Elle était nécessaire. Elle était même belle. Elle a juste été mal appliquée.
C’est la première fois de ma vie que j’ai compris que le problème n’est presque jamais l’intention. C’est l’exécution.
On m’a aussi dit lors de ma première année d’université que 1 enseignant sur 5 quittait la profession pendant ses 5 premières années. Ça m’a choquée, mais je ne pensais pas que ce serait mon cas. J’étais une passionnée ! Rien n’arrête une passionnée, non ?
En 2015, j’ai pris une pause. Je suis partie animer au Mexique.
En 2017, un cours de gestion de classe m’a fait découvrir l’éducation finlandaise, et en parallèle, les écoles alternatives. Il y a une flamme qui s’est allumée là. Elle ne s’est jamais éteinte.
En 2018, je suis devenue enseignante pour vrai.
Et c’est là que j’ai compris quelque chose que personne ne m’avait enseigné à l’université : avant de pouvoir apprendre quoi que ce soit à un enfant, il faut être connecté avec lui. Qu’il se sente vu, pris en charge, aimé. J’étais devenue bonne pour lire ce qu’ils ne me disaient pas — dans leur gestuelle, dans leur visage, dans leur façon d’agir.
Le problème, c’est que la connexion, ça prend du temps.
Et du temps, dans le système, on n’en a pas. On est toujours à la course. On manque de soutien. On manque de tout.
Je ne suis pas ici pour mettre le système éducatif sur le banc des accusés. Il y a des gens extraordinaires dedans. Mais je vais être honnête : il ne répondait pas à mes besoins. Et surtout, il ne répondait pas à ce que je voulais pour mes propres enfants.
Alors j’ai fait le choix qui me semblait impossible cinq ans plus tôt : j’ai quitté.
On a pris la décision de faire l’école à la maison en 2022. On a commencé pour vrai en 2025.
Trois ans. Trois ans à me renseigner, à lire, à tourner autour. Trois ans à ne pas oser. Si tu es en train de vivre ça en ce moment, je t’envoie plein d’amour.
Ce que j’ai trouvé en arrivant dans le milieu de l’école à la maison m’a surprise. Mes enfants n’ont jamais eu autant d’amis. Pas juste des enfants croisés : des liens solides, vrais.
Mais j’ai vu autre chose aussi. Les cahiers d’exercices étaient beaucoup plus présents que je pensais. Exactement ce que j’avais passé ma carrière à vouloir enlever de ma classe.
Et j’ai compris que ce n’était pas un manque d’effort de la part des parents. Jamais. C’était un manque d’outils. Personne ne leur avait montré à voir l’apprentissage qui se cache dans chaque coin d’une maison.
Moi, on me l’avait montré. Pendant cinq ans.
C’est mon mari qui a mis des mots là-dessus avant moi. Je ne suis pas l’entrepreneure du couple — c’est lui. Il m’a regardée un jour et il m’a dit :
« Tu voulais changer le monde de l’éducation québécoise. Et si tu changeais celui de l’éducation à la maison ? »
Ça s’appelle Skolia.
C’est la pédagogie finlandaise, appliquée à la maison, alignée sur les exigences du programme québécois. Aucun cahier d’exercices. Des missions concrètes, où l’enfant comprend pourquoi il apprend ce qu’il apprend.
L’an prochain, on part. L’école à la maison, mais à travers le monde, avec nos quatre enfants. Skolia, c’est aussi ce qui rend ça possible.
Chaque mission est conçue et révisée par elle, à partir des compétences du PFEQ — et testée en famille avant d'arriver chez toi.
Une heure en direct chaque mois, où les familles cherchent des solutions ensemble.
Ce sont ces échanges qui nourrissent les webinaires et les masterclasses.
Les Rencontres Skolia mensuelles sont incluses dans l'abonnement.